S’acclimater à Quito avant le Cotopaxi et le Pichincha

Quito se trouve à 2 850 m, une altitude idéale pour vos premières nuits en Équateur. Voici un plan d’acclimatation concret, jour par jour, pour préparer votre corps aux volcans, écrit par des hôtes qui voient les alpinistes faire exactement cela depuis leur porte.

Altitude et randonnée · ~8 min de lecture · par vos hôtes de Perla de la Montaña

En résumé : passez votre premier ou vos deux premiers jours tranquillement à 2 850 m dans Quito, puis montez par paliers : le TelefériQo (environ 4 050 m) vers le troisième jour, une randonnée au Rucu Pichincha ensuite, et un sommet d’échauffement avant de tenter le Cotopaxi (5 897 m). Buvez de l’eau, évitez l’alcool au début et ne dormez jamais beaucoup plus haut que la veille. Ce rythme, « monter haut, dormir bas », c’est tout le secret.

Quito est l’une des rares grandes villes du monde à faire aussi office de camp d’acclimatation. Vous y trouvez des restaurants, des pharmacies, un vrai lit et une cuisine qui fonctionne, le tout à une altitude qui prépare discrètement votre corps à l’avenue des Volcans. Ce guide décrit le plan que nous voyons les trekkeurs suivre depuis notre balcon de San Juan.

Les altitudes en chiffres

Les chiffres aident à planifier les paliers. Voici les altitudes qui comptent autour de Quito (arrondies aux valeurs habituellement publiées) :

LieuAltitude
Quito (ville) / San Juan~2 850 m
Station haute du TelefériQo (Cruz Loma)~4 050 m
Sommet du Rucu Pichincha≈ 4 696 m
Pasochoa (sommet d’échauffement)~4 200 m
Corazón / Iliniza Norte (sommets d’échauffement)~4 790 / 5 126 m
Cotopaxi5 897 m
Cayambe5 790 m
Antisana5 704 m
Chimborazo (point culminant de l’Équateur)6 263 m
Une cabine du TelefériQo qui s’élève au-dessus de Quito, avec la ville en contrebas et les Andes derrière
Photo: Zeke Tucker · Unsplash

Ce que l’altitude fait vraiment

La plupart des gens sentent l’altitude de Quito dans les heures qui suivent l’atterrissage. Les signes habituels d’un mal d’altitude léger (le mal aigu des montagnes, ou MAM) : un mal de tête, de la fatigue, un peu moins d’appétit ou une légère nausée, un essoufflement dans les escaliers et un sommeil haché la première nuit. Cela apparaît en général 2 à 12 heures après l’arrivée et, c’est le point essentiel, cela passe le plus souvent en 12 à 48 heures à condition de ne pas monter plus haut tant que vous le ressentez.

Rien de tout cela n’est inquiétant. C’est simplement votre corps qui s’ajuste à un air plus rare. L’erreur à éviter : foncer au téléphérique ou vers un sommet dès le premier jour parce que vous vous sentez en forme au petit-déjeuner.

Les règles d’or

Le plan jour par jour depuis Quito

Voici un cadre raisonnable si votre objectif est un sommet de plus de 5 000 m comme le Cotopaxi. Étirez-le ou raccourcissez-le selon votre voyage et, surtout, selon vos sensations. Il n’y a rien à gagner à se presser.

  1. Jour 1 : arriver et ne pas faire grand-chose. Installez-vous à 2 850 m, défaites les valises, cuisinez quelque chose de simple, marchez dans les parties plates de la vieille ville. Hydratez-vous. Couchez-vous tôt.
  2. Jour 2 : visites tranquilles. La vieille ville à pied, la Basílica, un mirador. Toujours pas de gros gain d’altitude. Voyez comment vous avez dormi.
  3. Jour 3 : première hauteur, le TelefériQo. Montez à Cruz Loma (~4 050 m) et faites une courte marche lente sur la crête. Faites demi-tour bien avant la fatigue. Redescendez dormir en ville.
  4. Jour 4 : récupération. Journée facile dans la vallée, une lessive, un marché, du repos. C’est « monter haut, dormir bas » qui fait son travail.
  5. Jour 5 : le Rucu Pichincha. Randonnez depuis la station haute vers le sommet (≈ 4 696 m). Une vraie journée en altitude et un vrai test de votre adaptation.
  6. Jours 6 et 7 : un sommet d’échauffement. Le Pasochoa, le Corazón ou l’Iliniza Norte avec un guide, pour toucher les ~4 200 à 5 100 m avant le grand rendez-vous.
  7. Jour 8 et suivants : le Cotopaxi. Avec ces randonnées d’acclimatation derrière vous, vous abordez la nuit de sommet dans de bien meilleures conditions, et votre agence vous emmènera plus volontiers.
Le cône enneigé du volcan Cotopaxi (5 897 m) dominant les herbages du páramo par temps clair
Photo: Thomas Mastromonaco · Pexels

TelefériQo et Rucu Pichincha, en pratique

Le TelefériQo est le moyen le plus simple de goûter à la vraie altitude près de la ville. Le téléphérique grimpe d’une base située vers 3 100 m jusqu’à la station Cruz Loma, à environ 4 050 m, en 18 minutes environ.

Quand s’arrêter et chercher de l’aide

Le MAM léger est fréquent et disparaît de lui-même. Ses formes rares mais graves, non, et elles exigent d’agir. Redescendez et consultez immédiatement si vous, ou quelqu’un de votre groupe, présentez l’un de ces signes :

Ce sont les signes possibles d’un œdème cérébral ou pulmonaire de haute altitude, des urgences médicales. Le traitement le plus efficace, et de loin, est de descendre. Quito dispose de bons hôpitaux et de pharmacies, une raison de plus d’y faire son acclimatation l’esprit tranquille. Ce guide est une information générale de vos hôtes, pas un avis médical ; si vous avez des problèmes cardiaques ou pulmonaires, si vous êtes enceinte ou si vous avez le moindre doute, consultez un centre de médecine des voyages avant de partir.

Pourquoi établir votre camp à Quito, et ici

S’acclimater dans un appartement confortable vaut mieux que dans un refuge de montagne spartiate. À Perla de la Montaña, vous dormez chaque nuit à ces précieux 2 850 m, vous cuisinez les repas légers et riches en glucides qui aident en altitude, vous faites sécher vos affaires de trek entre deux sorties et vous récupérez vraiment dans une chambre sombre et fraîche. Le TelefériQo et les départs de sentiers sont à quelques minutes en voiture, et quand les volcans vous appellent, le pick-up de votre guide vient vous chercher directement à la porte.

Une fois les sommets gravis, la même base sert pour le reste de l’Équateur. Consultez nos excursions à la journée depuis Quito pour le Cotopaxi, le Quilotoa et plus, ou le guide de l’escale avant les Galápagos si les îles sont la prochaine étape.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour s’acclimater à Quito avant le Cotopaxi ?

Prévoyez au moins deux à trois nuits à l’altitude de Quito (2 850 m) et, surtout, au moins deux randonnées d’acclimatation entre 4 000 et 5 000 m avant de tenter le sommet du Cotopaxi. Beaucoup d’agences de guides refusent les clients qui n’ont pas fait de courses préparatoires. Une progression classique : le Rucu Pichincha, puis un sommet comme le Pasochoa, le Corazón ou l’Iliniza Norte, et enfin le Cotopaxi.

À quelle altitude se trouve Quito ?

Quito se trouve à environ 2 850 m (9 350 pieds), ce qui en fait la deuxième capitale la plus haute du monde après La Paz. San Juan, à flanc de colline au-dessus de la vieille ville, est un peu plus haut encore, autour de 2 850 à 2 890 m.

L’altitude de Quito peut-elle provoquer le mal des montagnes ?

Oui. Un mal d’altitude léger (mal de tête, fatigue, léger essoufflement ou sommeil agité la première nuit) est fréquent à 2 850 m et se dissipe en général en 12 à 48 heures si vous levez le pied et ne montez pas plus haut. Les formes graves sont rares à l’altitude de Quito, mais le risque augmente vite dès que vous montez au TelefériQo, au Rucu Pichincha ou sur les volcans.

Puis-je prendre le TelefériQo dès le premier jour ?

Mieux vaut attendre le deuxième ou le troisième jour. La station haute se trouve vers 4 050 m, bien au-dessus de la ville, et y monter directement le jour de votre arrivée est le moyen le plus sûr de déclencher un mal de tête. Le jour venu, buvez de l’eau, marchez lentement et faites demi-tour si vous ne vous sentez pas bien.

Le thé de coca aide-t-il contre le mal d’altitude ?

Le thé de coca (mate de coca) est un remède andin traditionnel que beaucoup de voyageurs apprécient, mais il ne remplace pas une vraie acclimatation. Ce qui aide réellement : monter progressivement, se reposer le premier jour, boire beaucoup d’eau et limiter l’alcool.

Dois-je prendre du Diamox (acétazolamide) pour Quito ?

C’est une décision à prendre avec un médecin avant le départ, selon votre santé et votre itinéraire. Beaucoup d’alpinistes qui visent des sommets de plus de 5 000 m en parlent avec un centre de médecine des voyages. Nous sommes des hôtes et nous laissons la médecine aux médecins : nous ne vous le conseillerons ni ne vous le déconseillerons, posez la question à un professionnel.